Oise : les marchés en quête de la bonne recette

10/05/2018 – Le Parisien

Alors que la Fête internationale des marchés s’ouvre ce vendredi, nombre d’entre eux ont perdu leur allure d’antan. Mais certains réussissent à rester attractifs, malgré la concurrence des grandes surfaces. Tour d’horizon.

Le succès d’un marché ne dépend pas que d’un seul ingrédient. Pour que la sauce prenne, il faut de la diversité, de l’implication et de la patience. « Un placier n’est pas là uniquement pour encaisser. C’est fini ce temps-là, jure Valérie, régisseur pour la ville de Crépy-en-Valois. Il doit aller dénicher des commerçants. Quant à eux, ils doivent se laisser le temps de se constituer une clientèle. Tout le monde doit jouer le jeu ! »

Pour promouvoir et dynamiser ces rendez-vous, l’association nationale « J’aime mon marché » organise dès ce vendredi la Fête internationale des marchés, jusqu’au 27 mai. Dans l’Oise — où l’on dénombre une centaine de marchés (600 commerçants les fréquentent) dans soixante villes et villages (dont 40 % ont lieu le week-end) —, Chambly, Méru, Nogent-sur-Oise et Saint-Just-en-Chaussée y participent. Au programme : promotions, dégustations et mises en avant des produits. L’occasion de faire un tour d’horizon, non exhaustif, des marchés du département.

Les nouveaux. Ce mercredi, la commune de Verberie a relancé son marché hebdomadaire. « Il était devenu moribond, confie Michel Arnould, le maire (SE). Il n’y avait plus qu’un seul marchand. » Avec l’association des commerçants, l’édile a donc sondé ses habitants pour connaître leurs attentes. Le jour a donc changé. Vingt camelots étaient présents pour cette nouvelle version. A Saint-Omer-en-Chaussée aussi, on parie sur ce rendez-vous hebdomadaire. Un volailler, un primeur et un poissonnier se déplacent tous les vendredis matin depuis deux mois. Un quatrième marchand devrait faire son arrivée prochainement. « Une quarantaine de personnes se déplacent à chaque fois. On est satisfait », confie Gérard Devambez, le maire (SE).

Les thématiques. Ils sont pour la plupart spécialisés dans le bio ou dans les circuits courts. Leurs appellations varient mais l’objectif reste le même. A Ermenonville, on l’appelle le marché campagnard, à Bresles le marché des saveurs, quant au Plessis-Belleville, on parle de marché champêtre. « Il fallait trouver une originalité, confie Dominique Smaguine, le maire (SE) de cette dernière commune. Notre ancien marché a disparu car des commerçants ont cessé de venir du jour au lendemain, sans prévenir. On en a profité pour revoir l’organisation. » Désormais organisé le dernier dimanche de chaque mois, il dénombre une dizaine de camelots, uniquement des producteurs locaux.

L’original. Pour coller davantage aux besoins de ses habitants, le village de Pont-L’Evêque a créé un marché nocturne il y a trois ans. Tous les mercredis, quelques camelots s’installent dès 17 heures, et jusqu’à 19 heures sur la place des Tilleuls. Authenticité, convivialité et produits de qualité sont au rendez-vous.

Les délaissés. La volonté n’est pas toujours suffisante. Certains sont en perte de vitesse. C’est le cas à Noyon, où le nombre de vendeurs a chuté, au quartier Saint-Jean, à Beauvais, surclassé par celui d’Argentine, plus attractif, ou encore à Crépy-en-Valois le mercredi. « Je viens juste pour faire un petit tour et discuter avec les gens car il est nul, confie une habitante. Il n’y a pas grand-chose, celui du dimanche est mieux. »

 

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